Comment la simplicité volontaire a-t-elle diminué ma charge mentale ?

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Nous avons emprunté le chemin de la simplicité volontaire pour différentes raisons : économiques, écologiques, par rejet de la surconsommation, etc. J’ai évoqué dans un de mes premiers articles de blog, comment je suis partie en quête de simplicité volontaire il y a plusieurs années maintenant. J’avais également publié un bilan de mes trois premières années de vie plus simple. J’ai réalisé il y a seulement quelques mois, avoir obtenu un autre gain auquel je ne m’attendais pas : la diminution de ma charge mentale et de celle des membres de mon foyer.

Comment est-ce possible me direz-vous ? Lorsqu’on lit ou regarde les contenus sur ce sujet, on a l’impression que c’est bien plus complexe au contraire : on fait les choses soi-même, on réfléchit plus à notre mode consommation, on se pose des dilemmes inédits (vaut-il mieux acheter sa nourriture bio en vrac, en magasin bio, sur internet… ?).

 

Vivre avec moins de besoins

Contrairement à ce que l’on peut penser, diminuer ses besoins ne signifie pas vivre en ermite ou en ascète. C’est choisir d’investir nos ressources (du temps, de l’argent, de l’énergie) dans ce qui vous rend réellement heureux. Dans notre société actuelle, la tendance est à essayer de combler le plus rapidement possible, des besoins éphémères, bien souvent superficiels ou qui ne correspondent pas à nos valeurs. On ne se pose pas la question de la pertinence de l’achat de ce nouveau robot de cuisine, de ce livre, de ce vêtement… J’ai envie alors je l’achète. Cela me satisfait sur l’instant, mais je finis par retourner dans un état de frustration latent. C’est ainsi que nous remplissons placards et armoires d’objets inutiles et peu utilisés (voire jamais).

Je me suis permis de diminuer mes besoins. Je me suis aperçue qu’en réalité je ne me sentais pas “dépossédée”. J’en ai retiré trois constats :

  1. Moins d’achats, c’est moins d’argent dépensé donc moins de stress financier. J’ai l’exemple dans ma famille proche d’une personne qui se plaint d’être sans le sou, alors que son placard déborde de vêtements et qu’une télé toute neuve trône dans son salon. Je préfère, à titre personnel, passer mon temps ailleurs que dans les magasins le week-end.
  2. Moins de possessions, c’est moins de rangement et de poussières à faire chez soi ! C’est un sacré gain de temps dans les sessions ménages dominicales !
  3. Je me sens moins « esclave » de la société de consommation: je n’ai pas besoin de détenir tel objet, partir à tel endroit ou être habillée de telle façon pour être qui je suis. Mon identité est ce que je suis et non ce que j’ai.

 

Choisir comment dépenser son temps

La sur-occupation

Tout comme sa cousine la surconsommation, la sur-occupation produit ses méfaits. Nous avons tous des agendas remplis à ras bord (enfin, moi beaucoup moins pour ma part…), des To-Do Lists à rallonge et nous nous plaignons régulièrement d’être débordés. Pourquoi ? Parce que dans notre société, il est bien vu d’être occupé. Le surtravail (overworking comme disent les Américains) est applaudi, survalorisé, il n’y a qu’à faire un tour sur LinkedIn pour s’en rendre compte. Un individu qui aura donné dix ans de sa vie pour atteindre le million d’euros de chiffre d’affaires sera toujours plus valorisé que celui qui aura choisi de diminuer son temps de travail pour s’adonner à une passion ou élever ses enfants. Le fait de moins voire de ne pas travailler (je parle d’activité rémunérée) est mal vu, rejeté. Ceux qui font ce choix sont traités de profiteurs, de fainéants et que sais-je encore.

Comment peut-on juger ainsi les autres ? Comment peut-on les comparer ? Comment peut-on dire que cet homme qui possède cinq entreprises dans le BTP est mieux que celui qui décide de tout arrêter pour vivre en autonomie alimentaire ou de sa passion de luthier ? Si cette dernière idée vous hérisse le poil, n’est-ce pas parce que vous-même vous aimeriez avoir un mode de vie plus proche de vos valeurs ?

Nous n’avons absolument aucun droit de juger les choix et les comportements de l’autre. Tout simplement parce que nous n’avons ni son bagage culturel, ni son éducation, ni sa personnalité et ne connaissons pas sa vie, ses héritages familiaux et transgénérationnels. Chacun d’entre nous est venu sur cette Terre avec un but, une expérience à vivre au regard de son évolution personnelle et spirituelle.

 

Utiliser son temps avec parcimonie

Mais je digresse… Voici deux clés qui me semblent essentielles pour utiliser son temps avec parcimonie :

– Observation et écoute de soi : y a-t-il des choses que vous vous sentez obligé de faire ? Déjeuner avec votre grand-mère tous les dimanches, sortir avec les collègues tous les jeudis après le travail, aider telle copine à déménager le seul week-end du mois que vous souhaitez garder pour vous reposer ? Ces activités vous nourrissent-elles suffisamment ? Vous sentez-vous comblé ? Choisir de dire non, c’est se choisir. Et non, cela ne fait pas de vous un être égoïste. L’adage dit : « charité bien ordonnée commence par soi-même ».

– Faire des choix : le temps est une de vos ressources les plus précieuses. Comme je l’évoquais précédemment, vous devez vous choisir en premier. Pour moi par exemple, il est essentiel que ma famille mange sainement, bio, local, de saison et avec le moins possible de produits transformés. Cela implique donc une certaine organisation en cuisine et pour les courses. Où est-ce que je trouve ce temps ? D’une part j’ai décidé de travailler en freelance depuis la maison pour pouvoir gérer mon temps. J’ai aussi beaucoup diminué mon temps sur les écrans. Nous avons tous vingt-quatre heures par jour, à nous de décider comment les utiliser.

 

6 clés pour plus de simplicité mentale

Nous les humains, aimons bien nous compliquer la vie, je crois. Je rapproche la simplicité volontaire de la « simplicité mentale ». Si je décide de “simplifier” ma façon de penser et ce que je fais entrer dans mon mental, je gagne en espace mental et en liberté.

– Séparer ce qui est bon pour moi de ce qui ne l’est pas : on en revient au choix dont je parlais dans le paragraphe précédent. Ne serions-nous pas plus heureux si nous nous donnions l’autorisation de vivre pleinement aligné en accord avec qui nous sommes vraiment ?

– Simplifier ses relations humaines : favorisez les relations réelles qui vous importent vraiment. Détachez-vous des personnes toxiques (même proches) et des liens superficiels. Passez du temps de qualité avec ceux qui comptent. Acceptez également que chaque personne de votre entourage ait sa propre identité et ses propres besoins. Ils ne vous doivent rien, vous ne leur devez rien (oui même à vos parents…).

– Se déconnecter des écrans : je ne vous apprends rien si je vous dis que notre temps passé sur nos télévisions et smartphones est énorme, dévore notre temps et pollue notre mental d’informations (souvent) inutiles. Pour ma part, je ne regarde aucune série télévisée (ni la télé d’ailleurs, à part des reportages), j’ai désinstallé toutes les applications chronophages de mon smartphone (réseaux sociaux, Youtube, vente en ligne etc.). D’après une application, je passais en moyenne deux heures par jour sur mon téléphone. Imaginez le gain de temps !

– Cesser le bavardage mental : ce qui est en l’instant présent est le plus important. Notre mental est très prompt au commentaire et au jugement. Nous émettons sans cesse des remarques élaborées à partir de nos pré-conçus, pré-jugés, pré-tendus. Acceptez ce qui est, sans chercher à tout comprendre, ni tout analyser. C’est dur, mais c’est tellement bénéfique !

– Partager la charge mentale : avec un agenda, un carnet pour poser ses idées et être plus organisé, avec la ou les personnes qui partagent votre vie. Acceptez que tout ne soit pas parfait, de ne pas tout contrôler et de déléguer. Lâchez-prise. Ce n’est pas aisé tous les jours c’est vrai. C’est un travail sur Soi indispensable à mon sens pour alléger son mental.

– Faire toujours de son mieux : en sachant que le mieux d’aujourd’hui est différent de celui d’hier et de demain (quatrième accord toltèque).

 

La Joie. C’est le sentiment qui résume tout ce que j’ai gagné en diminuant ma charge mentale grâce à la simplicité volontaire. La joie de décider de ce que je fais de mon temps, mon énergie et mon argent. Le terme « volontaire » résume bien le travail sur Soi à faire : choisir. Nous sommes à mon sens, bien trop dans une posture de victime où nous nous sentons « prisonniers » de ce qui nous entoure (l’emploi, le crédit de la maison, cotiser pour sa retraite, la famille…). Si nous souhaitons vivre heureux, nous devons changer de point de vue et faire confiance à notre pouvoir intérieur.

 

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2 Commentaires sur “Comment la simplicité volontaire a-t-elle diminué ma charge mentale ?

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