L’acceptation comme outil d’évolution

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Trois mois. Trois mois se sont écoulés depuis notre départ de La Rochelle, veille de confinement, repoussant ainsi notre projet de déménagement en Suisse. Nous sommes des milliers à avoir mis entre parenthèse des projets. Pour certains chanceux comme moi, le confinement fut une petite parenthèse de douceur, pour d’autres ce fut une tornade. Nous ne sommes pas égaux face aux événements. Certaines personnes m’ont dit avec sympathie “vous n’avez plus de maison et ne savez pas quand est-ce que vous déménagez, ça doit être dur non ?”. Oui et non. Selon les émotions du moment et la hauteur que j’arrive à prendre (ou non) sur la situation, je peux être dans un mood optimiste ou pessimiste…

Avec le recul, je comprends que cette période m’a fait travailler une qualité que je pensais avoir acquis avec les années : l’acceptation. Je n’avais pas bien saisi toute la dimension de la citation suivante et encore moins tous les aspects du terme “acceptation”. Aujourd’hui je tente de décrypter cela avec vous.

 

Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était, et aie confiance en ce qui sera.
Bouddha

 

 

 

 

Définition de l’acceptation

Comme à mon habitude, j’ouvre le dictionnaire pour connaître la définition précise de ce mot :

Acceptation : action d’accepter, de recevoir, d’agréer quelque chose.

Et si je prends la définition de recevoir (vu que je n’aime pas faire les choses à moitié), le Larousse nous dit : admettre, accueillir quelque chose de telle ou telle façon.

Accepter signifie donc accueillir, admettre.

Que puis-je accepter dans ma vie ? Des cadeaux, des récompenses… Mais aussi ma couleur de peau, mon âge, mon éducation, ma famille, mes prédispositions etc.

A mon sens, accepter veut dire, être ok sur le fait que certaines choses peuvent m’arriver et que je ne peux pas en avoir le contrôle.

Ai-je le contrôle sur la pandémie ? Sur les décisions du gouvernement ? Sur le jugement des autres ? Bien sûr que non. Par contre, j’ai le droit de ne pas être d’accord. Et c’est là toute la nuance que je souhaite apporter à la signification de ce mot parce que accepter ne signifie pas renoncer ou se soumettre.

Accepter, c’est faire état de ce qui est à un moment donné : je suis confinée, mon conjoint m’a quitté, j’ai perdu un membre de ma famille… Cet état d’accueil vous fait passer de l’état de victime “je subis telle chose”, voire “je nie ce qui m’arrive” à l’état de témoin : “ok je ressens telle émotion face à telle situation“. Cette étape est très importante car elle est le premier pas vers l’action et la guérison : “comment puis-je faire pour rebondir, en tirer le meilleur pour mon avenir“. Lorsque nous restons bloqués dans cette posture de victime, nous pouvons émettre beaucoup d’énergie contre cela car nous ne voulons pas subir. Nous avons peut-être même un esprit revanchard : “la vie ne m’a pas fait de cadeau”. Lutter contre quelque chose que vous ne pouvez contrôler, est épuisant. Cela vous empêche de progresser car votre attention est toujours absorbée par cet événement injuste que vous avez vécu. J’accepte c’est je m’ouvre à de nouvelles possibilités.

 

Accepter pour reprendre le pouvoir

Prenons exemple de la maladie.

De nombreuses pratiques alternatives s’accordent à dire que la maladie ou “mal a dit”, n’est que l’expression d’un déséquilibre énergétique profond de l’individu, souvent lui-même causé par la stagnation d’une émotion néfaste (parce qu’elle reste accrochée, une émotion en soin n’est pas négative). Or, lorsque la maladie nous frappe, nous nous retrouvons désarmé, affaibli, donc en posture de victime, surtout lorsque la pathologie est lourde et dure depuis des années voire des décennies. En quoi l’acceptation peut m’aider à guérir ? Voici une petite histoire personnelle.

J’ai une sinusite chronique depuis presque quatre ans et des douleurs au ventre depuis des années. Pendant longtemps, je n’y ai pas prêté attention, me disant que c’était de famille, que ça finirait bien par se calmer un jour. Et le temps passe, je pestais régulièrement contre la douleur ou ce nez qui coulait sans arrêt. Puis, je ne sais plus dans quel contexte j’en ai pris conscience, j’ai compris que ce n’était pas normal car le corps est fait pour être en bonne santé. Ok j’ai un problème de santé, mais rien n’est fatal. Je décide de trouver la source de la problématique, cette maladie me dit quelque chose sur moi que je ne souhaite pas entendre. Je reprends le pouvoir sur moi ! C’est tout à fait différent de l’attitude “de toutes façons il n’y a rien à faire c’est comme ça”.

C’est un exemple comme un autre, mais vous voyez l’idée 🙂

 

Accepte la vie et ses épreuves comme un enfant qui apprend à marcher et tu garderas ainsi toujours ton âme d’enfant qui va à la découverte.

Carole Matton

 

Accepter ses limites pour évoluer

En tant qu’Etre incarné dans un corps sur cette planète, je me dois d’accepter mes limites et les règles du jeu imposées par la vie sur Terre (je dois préserver mon intégrité et ma sécurité physique par tous les moyens éthiques disponibles). Je suis ici parce que j’ai quelque à comprendre sur moi pour évoluer. Ce constat nous invite à repenser la définition de la réussite telle que nous l’entendons dans notre société du XXIème siècle. Car, j’en suis persuadée, tout le monde à sa place dans cet Univers, telles les pièces d’une mosaïque qui s’assemblent pour former un tableau coloré, harmonieux et grandiose. Cependant, pour que chacun trouve sa juste place, personne ne doit vouloir prendre plus de place que nécessaire, sinon vous empiétez sur le terrain du voisin, et ça personne n’aime ! Il n’y a aucune hiérarchisation de valeur dans ce que vous faites. Tout est important : l’hôtesse de caisse du supermarché, l’acrobate de cirque, la naturopathe, le patron d’une entreprise, sa secrétaire etc.

J’accepte tout cela car, je sais alors que je peux trouver ma juste place, celle qui est parfaite pour moi et en accord avec ma mission sur Terre. Si chacun d’entre nous était ok avec ça, il n’y aurait plus aucune lutte  pour le pouvoir. C’est Marie-Sélène, la formidable astrologue d’Invente ton ciel qui m’a fait cette remarque lors d’une consultation avec elle : “nous sommes des êtres limités sur cette Terre et être limité c’est cool”. Je vous assure que cela m’a profondément fait déculpabiliser sur tout un tas d’aspects de ma vie. Mais je reparlerai des limites dans un prochain article plutôt !

 

J’accepte la grande aventure d’être moi

Simone de Beauvoir

 

En somme l’acceptation c’est simplement l’accueil. Ouvrir la porte à ce qui arrive, le bon comme le mauvais. Oui c’est une épreuve, nous ne sommes pas toujours prêts à la recevoir et la pente est difficile à remonter selon la force de notre résilience. Accepter n’est pas pardonner, ni être d’accord. Accepter veut dire que vous ne mettez pas de force sur cette situation néfaste qui vous est arrivée. Vous décidez qu’elle ne vous fait plus de mal, qu’elle n’a plus d’influence sur vous. N’hésitez pas à vous faire accompagner dans cette démarche. Acceptez votre vécu est le premier pas vers la guérison, demandez de l’aide est le deuxième.

Avec amour,

2 Commentaires sur “L’acceptation comme outil d’évolution

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